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Séquences de Yin Yoga : Pratiques Essentielles selon Yoga Journal

28 septembre 2026 24 min de lecture Mis a jour 28 septembre 2026
Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

En bref :

  • Le Yin Yoga privilégie des postures passives tenues plusieurs minutes, avec une intensité modérée et des accessoires utiles.
  • Les contenus récents de Yoga Journal mettent en avant des formats accessibles : pratiques de 13 à 15 minutes, séances matinales, enchaînements sans posture debout et routines plus longues de 45 minutes.
  • Une séquence cohérente alterne les zones sollicitées, prévoit des temps neutres entre les formes et laisse au corps le temps de s’installer.
  • Les étirements lents ne sont pas une performance : la respiration, le confort articulaire et la capacité à relâcher comptent davantage que l’amplitude.
  • Un coussin, deux briques et une couverture changent souvent l’expérience. Le matériel sert à rendre une posture habitable, non à la rendre plus intense.

Comprendre les séquences de Yin Yoga et leur place dans une pratique essentielle

Les séquences de Yin Yoga répondent à un besoin simple : ralentir suffisamment pour observer ce que le corps exprime lorsqu’il n’a plus à enchaîner les mouvements. À l’inverse d’une pratique dynamique, où le souffle accompagne des transitions fréquentes, le Yin propose de rester dans des formes au sol. Les muscles ont alors moins besoin de porter le poids du corps, ce qui permet d’explorer doucement certaines zones comme les hanches, l’arrière des jambes, la colonne et les épaules.

Le mot « yin » ne désigne pas une pratique molle ou sans attention. Il évoque plutôt une qualité de lenteur, de réceptivité et de stabilité. Dans une posture, il ne s’agit pas de tirer sur une articulation pour gagner quelques centimètres. Le pratiquant cherche une sensation nette mais tolérable, puis laisse la respiration faire son travail d’accompagnement. Cette nuance explique pourquoi une personne très souple peut autant bénéficier d’une séance qu’une personne raide : toutes deux ont besoin de trouver leur juste seuil.

Les pratiques essentielles mises en avant par Yoga Journal ces dernières années suivent souvent cette logique pragmatique. Le magazine a publié des formats courts de 13 minutes centrés sur le fait de s’accorder une place dans une journée chargée, ainsi qu’une routine matinale de 15 minutes destinée aux esprits déjà sollicités dès le réveil. Ces propositions ont un intérêt concret : elles rappellent qu’une séance utile n’a pas besoin d’occuper une heure entière. Un tapis déroulé dans le salon, une couverture pliée et un minuteur discret peuvent suffire.

Pourquoi tenir les postures passives plus longtemps ?

Dans une posture de Yin Yoga, la durée sert d’abord à donner du temps à l’attention. Les premières respirations sont souvent consacrées à ajuster une jambe, à desserrer la mâchoire ou à accepter qu’un support plus haut serait préférable. Après une minute, les sensations se précisent. Après deux ou trois minutes, le défi devient parfois mental : l’envie de bouger apparaît, une pensée insiste, le corps révèle un côté plus sensible. Cette rencontre avec l’immobilité fait partie de la pratique.

Les étirements lents sollicitent principalement les tissus conjonctifs de manière douce, mais il serait excessif d’y voir une réparation garantie ou une solution médicale. Les résultats varient selon la morphologie, le niveau de fatigue, les activités quotidiennes et l’historique de chacun. L’objectif réaliste est de cultiver de l’aisance dans certaines positions et une meilleure lecture de ses limites. Cette précision est particulièrement utile pour les personnes qui passent de longues heures assises et veulent compenser rapidement une journée immobile.

Imaginons Nora, qui travaille sur ordinateur et choisit une séance de quinze minutes entre deux réunions. Elle commence par une posture de l’enfant soutenue, puis s’installe dans un papillon assis avec des coussins sous les cuisses. Si elle force les genoux vers le sol, elle ressortira tendue. Si elle les laisse reposer sur des supports, elle pourra respirer plus librement et remarquer l’ouverture progressive de l’intérieur des hanches. La différence ne vient pas d’une volonté supérieure, mais d’une installation mieux pensée.

Élément d’une séquence Repère pratique Intention réaliste
Durée d’une posture 2 à 5 minutes selon l’expérience Observer sans lutter contre la sensation
Intensité Modérée, sans douleur vive ni engourdissement Créer de l’espace sans contrainte
Temps neutre 3 à 8 respirations allongé ou assis Percevoir les effets avant de poursuivre
Accessoires Briques, couverture, bolster ou coussin ferme Soutenir le poids du corps
Respiration Naturelle et non forcée Favoriser une présence calme

Le temps neutre mérite une attention particulière. Après une flexion avant ou une ouverture de hanche, se redresser tout de suite et passer à la posture suivante donne parfois l’impression d’enchaîner efficacement. Pourtant, quelques respirations sur le dos permettent de sentir la zone travaillée sans ajouter de pression. Ce moment calme constitue une transition physique et une forme simple de méditation : rien à réussir, seulement des informations à recevoir.

Les séquences de Yoga Journal abordent aussi les périodes où l’énergie semble plus basse, comme certains jours de cycle menstruel ou les semaines très chargées. Il est préférable d’y voir une invitation à adapter le rythme, plutôt qu’une règle universelle associant une pratique à chaque phase du corps. Une personne peut avoir envie d’une posture soutenue pendant ses règles ; une autre préférera marcher ou ne rien faire. La pratique reste pertinente lorsqu’elle respecte la réalité du jour.

Avant de choisir un enchaînement, il est utile de distinguer le Yin du yoga restauratif. Les deux approches utilisent souvent des accessoires et encouragent le calme. Le restauratif soutient toutefois davantage le corps afin qu’il se repose presque entièrement, alors que le Yin conserve une légère sollicitation dans la forme. La frontière n’est pas toujours rigide, mais cette différence aide à ajuster l’intention : chercher une douce exploration ou un repos plus complet.

Une bonne séance de Yin ne se mesure donc pas au nombre de postures réalisées, mais à la qualité avec laquelle chaque forme devient supportable, respirable et adaptée.

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Construire une séquence de Yin Yoga du matin inspirée des pratiques Yoga Journal

Le matin, le corps ne demande pas forcément une grande amplitude. Les articulations et les muscles sortent de plusieurs heures d’immobilité, tandis que l’esprit peut déjà anticiper les messages, les transports et les tâches à accomplir. Les pratiques courtes mises en avant par Yoga Journal, notamment la routine de 15 minutes publiée en 2025 pour les journées très remplies, reposent sur une idée judicieuse : commencer sans brusquer. Une séquence du matin n’a pas besoin de chercher un étirement spectaculaire ; elle peut simplement installer une base plus stable pour la suite.

Le premier principe est de garder les postures proches du sol. Une assise confortable, une flexion avant soutenue et une torsion allongée demandent moins de coordination qu’une série debout. Elles permettent aussi de vérifier rapidement l’état du corps. Si le bas du dos paraît sensible, il devient possible de plier davantage les genoux. Si la nuque est raide, il est préférable de surélever la tête avec une couverture. Ces ajustements, loin d’être des concessions, sont précisément ce qui rend la séance utile.

Une routine accessible en cinq temps

La proposition suivante dure entre quinze et vingt minutes. Elle ne vise pas à remplacer un cours individuel, mais donne une structure fiable aux personnes qui souhaitent retrouver un peu de calme avant une journée dense. Un minuteur doux peut aider, à condition de l’entendre comme un repère et non comme une injonction.

  1. Assise silencieuse, 2 minutes : assieds-toi sur une couverture pliée, le bassin légèrement plus haut que les genoux. Pose les mains sur les cuisses et laisse le souffle se placer sans le contrôler.
  2. Posture de l’enfant soutenue, 3 minutes : écarte les genoux selon ton confort et allonge le buste sur un bolster ou des coussins. Tourne la tête à mi-parcours si elle repose sur le côté.
  3. Chenille douce, 3 minutes : jambes allongées ou genoux pliés, penche le buste vers l’avant sur un support. Le dos peut s’arrondir : l’objectif est le relâchement, pas une ligne parfaite.
  4. Papillon couché, 4 minutes : allonge-toi, joins les plantes de pieds et soutiens les cuisses avec des blocs ou des coussins. Laisse le poids des jambes être porté par les accessoires.
  5. Torsion allongée, 2 à 3 minutes par côté : ramène les genoux pliés vers la poitrine, puis pose-les sur un coussin à droite. Garde les épaules lourdes et tourne la tête seulement si la nuque l’accepte.

La posture de l’enfant, appelée Balasana en sanskrit, est souvent choisie comme point de départ parce qu’elle ramène rapidement l’attention vers le souffle. Pourtant, elle ne convient pas à tout le monde sans adaptation. Des chevilles sensibles, des genoux irrités ou une sensation de compression dans le ventre peuvent rendre la forme désagréable. Dans ce cas, un coussin sous le bassin, une couverture derrière les genoux ou une posture allongée sur le dos sont des alternatives tout aussi valables.

Dans la chenille, une flexion avant assise, la sensation peut se situer derrière les cuisses, dans le haut du dos ou autour du bassin. Il n’existe pas un ressenti obligatoire. Si la tension devient vive derrière les genoux, plie-les nettement ou place une couverture roulée dessous. Cette correction réduit la traction inutile et permet de respirer au lieu de retenir l’air. La souplesse se construit parfois en diminuant l’exigence immédiate.

Le papillon couché illustre bien l’intérêt des supports. Sans briques sous les cuisses, certaines personnes se sentent tirées à l’intérieur des hanches et serrent les abdominaux pour tenir. Avec un appui sous chaque jambe, le bassin peut devenir plus lourd et la poitrine se détendre. La posture ne devient pas plus facile au sens de « moins efficace » : elle devient mieux dosée. La différence est sensible dès les premières respirations.

Cette routine peut être suivie d’une minute sur le dos, jambes étendues ou pliées. Il est tentant de se relever dès la fin du minuteur, surtout lorsque le téléphone attend à proximité. Pourtant, cette minute est souvent celle qui permet d’identifier un changement simple : une mâchoire moins crispée, une respiration plus ample ou une sensation de chaleur dans les jambes. C’est un point de départ plus fiable que l’idée abstraite d’« optimiser » sa matinée.

La version matinale peut aussi accompagner une période de déplacement. Yoga Journal a proposé une pratique sans matériel pensée pour les voyages, mais un vêtement roulé ou un coussin de chambre peuvent remplacer un bolster. Si tu prépares ta séance hors de chez toi, consulte aussi ces repères pour choisir une tenue de yoga pratique qui ne comprime ni les hanches ni le ventre lors des positions au sol.

Le matin, la séquence la plus pertinente est celle qui laisse le corps plus disponible sans exiger qu’il soit déjà prêt à performer.

Séquences de Yin Yoga pour les hanches, le dos et les épaules : choisir les bonnes postures

Les demandes les plus fréquentes concernent les hanches, le bas du dos et les épaules. Il faut pourtant éviter de considérer le corps comme une carte où chaque posture réglerait une zone isolée. Une gêne ressentie dans le dos peut être influencée par la position des hanches, par le stress, par une longue station assise ou par une activité physique récente. De même, des épaules perçues comme « bloquées » ne réclament pas toujours plus d’ouverture ; elles ont parfois surtout besoin de moins de charge et d’un meilleur soutien.

Yoga Journal a régulièrement publié des enchaînements thématiques : cinq formes pour délier les épaules, des pratiques centrées sur le bas du dos, ou encore des routines de 45 minutes pour ralentir. Ces angles sont intéressants à condition de les utiliser comme des portes d’entrée. Une séance ciblée ne promet pas de supprimer une douleur. Elle offre plutôt un cadre pour explorer une région du corps avec prudence, varier les sensations et repérer ce qui convient réellement.

Hanches : privilégier la stabilité avant la profondeur

Pour les hanches, le papillon, le cerf-volant ou la demi-pigeon adaptée sont souvent proposés. La demi-pigeon mérite toutefois une installation attentive. Le tibia avant n’a pas besoin d’être parallèle au bord du tapis ; cette image pousse beaucoup de pratiquants à tordre le genou. Place plutôt un coussin sous la fesse de la jambe pliée, avance le pied aussi peu ou autant que nécessaire, puis vérifie que le genou reste confortable. Le bassin peut être incliné : il n’a aucune obligation d’être parfaitement de face.

Une alternative très accessible est le cerf-volant, aussi appelé posture du lacet selon ses variantes. Allongé sur le dos, croise une cheville sur la cuisse opposée et rapproche doucement les jambes de la poitrine. Les mains peuvent tenir l’arrière de la cuisse plutôt que le tibia. Cette option crée une sensation autour de la fesse sans imposer le poids du buste sur une hanche. Pour beaucoup de débutants, elle permet une exploration plus sereine qu’une posture assise profonde.

Bas du dos : la douceur passe par les jambes et les supports

Lorsque le bas du dos est sensible, une flexion avant longue n’est pas automatiquement la meilleure idée. Le choix le plus prudent est souvent de commencer allongé : genoux pliés contre la poitrine, jambes posées sur une chaise, ou torsion avec un gros coussin entre les cuisses. Dans ces positions, le dos n’a pas à soutenir le torse. Il peut simplement se déposer contre le tapis.

Une torsion ne doit jamais provoquer de pincement lombaire. Les genoux peuvent descendre seulement de quelques centimètres vers le côté, tandis que les épaules restent confortablement au sol. Si la torsion tire dans l’épaule opposée, place une couverture sous le bras. Une pratique proposée par Yoga Journal autour de l’inconfort lombaire rappelle la valeur de l’immobilité et de l’ajustement ; elle ne doit pas être interprétée comme une prise en charge de la douleur persistante.

Épaules : créer de l’espace sans suspendre le poids du corps

Pour les épaules, la posture du fil dans l’aiguille est une base utile. À quatre pattes, glisse un bras sous la poitrine, paume vers le haut, puis pose l’épaule et la tempe sur une couverture. L’autre main peut rester au sol devant le visage afin de contrôler la pression. La sensation devrait se situer dans le haut du dos ou l’arrière de l’épaule, jamais dans l’articulation comme une douleur aiguë.

Le chiot soutenu constitue une autre option, mais il convient de ne pas laisser les côtes s’affaisser. Pose les avant-bras sur une chaise ou un bolster, recule les hanches et garde le ventre légèrement engagé. Si les bras levés créent une gêne, replace les mains plus basses ou choisis une posture sur le dos. L’ouverture ne se mesure pas à l’angle des bras ; elle se reconnaît à la possibilité de rester sans crispation.

Voici un enchaînement de trente-cinq à quarante minutes, modulable selon les besoins du jour :

  • Posture de l’enfant soutenue : 4 minutes.
  • Cerf-volant allongé : 3 minutes de chaque côté.
  • Fil dans l’aiguille : 3 minutes de chaque côté.
  • Papillon couché avec supports : 5 minutes.
  • Torsion allongée avec coussin : 4 minutes de chaque côté.
  • Repos final sur le dos : 5 minutes.

Après chaque posture asymétrique, prends quelques respirations au centre. Cette pause donne au corps l’occasion de percevoir les différences entre les deux côtés, sans chercher à les corriger immédiatement. Il est tout à fait normal qu’une hanche s’ouvre davantage ou qu’une épaule soit moins disponible. L’anatomie, les habitudes et les anciens gestes du quotidien ne sont pas parfaitement symétriques.

En cas de douleur aiguë, de fourmillements persistants, de perte de force, de blessure récente ou de problème articulaire diagnostiqué, il est préférable de demander l’avis d’un professionnel de santé avant de suivre une routine ciblée. Pour approfondir les adaptations et la logique de cette approche, cette page sur la pratique profonde du Yin Yoga apporte des repères complémentaires.

Une séquence ciblée réussie ne force pas une zone tendue : elle offre plusieurs chemins pour que le corps trouve celui qui lui convient aujourd’hui.

Relaxation profonde et équilibre énergétique : organiser une séance Yin plus longue

Une séance de quarante-cinq à soixante minutes permet de développer une autre qualité d’attention. Les contenus de Yoga Journal consacrés à des pratiques longues évoquent fréquemment la tranquillité, les journées trop chargées ou les périodes difficiles. Ces formulations parlent à beaucoup de pratiquants, mais elles gagnent à rester concrètes : une longue séance crée une parenthèse où les stimulations diminuent, où le corps peut changer souvent de position et où le souffle devient plus perceptible.

Dans certaines traditions, le Yin Yoga est associé aux méridiens et à la circulation du qi, notion issue de la médecine traditionnelle chinoise. Cette lecture culturelle peut enrichir l’expérience pour les personnes qui y trouvent du sens. Elle ne doit pas être présentée comme une preuve médicale ni comme une carte universelle des effets de chaque posture. Dans un cadre pratique, parler d’équilibre énergétique peut simplement désigner le sentiment subjectif d’être moins dispersé, plus ancré ou plus reposé après avoir ralenti.

Une architecture en trois mouvements

Pour construire une séance longue, il est utile de penser en trois mouvements plutôt qu’en catalogue de postures. Le premier sert à arriver : des positions larges et soutenues permettent de déposer le rythme de la journée. Le deuxième explore quelques zones avec plus de présence, sans multiplier les variations. Le troisième ramène progressivement vers des formes sur le dos et un repos final. Cette organisation évite le piège d’une pratique qui devient trop intense, trop longue ou confuse.

Le premier mouvement peut inclure une assise sur support, un enfant soutenu et une chenille avec les genoux pliés. Il prépare le terrain sans demander de grande mobilité. Le deuxième peut associer une ouverture de hanches, une torsion et une posture pour les épaules. Enfin, le troisième peut se composer d’un papillon couché, des jambes contre un mur et de quelques minutes de repos. Une séance de cinquante-cinq minutes laisse idéalement plusieurs minutes supplémentaires pour quitter chaque posture sans hâte et terminer sans précipitation.

Le mur est un allié sous-estimé. Yoga Journal a consacré une pratique à son utilisation en Yin, avec une idée simple : laisser le support porter une partie du travail. Les jambes au mur, par exemple, peuvent être pratiquées avec les fesses à quelques centimètres de la plinthe si l’arrière des jambes tire trop. Un bolster sous le bassin augmente l’inclinaison, mais n’est pas indispensable. La forme doit permettre de relâcher les épaules et de conserver une respiration calme.

Le matériel aide également à créer une vraie relaxation profonde. Un coussin de méditation peut soutenir une assise initiale, tandis qu’un bolster sert à rapprocher le sol du corps en flexion avant. Pour choisir une hauteur et une fermeté adaptées, ce guide des meilleurs coussins de méditation permet de comparer les usages sans confondre équipement et obligation. Une couverture épaisse reste souvent l’accessoire le plus polyvalent : sous les genoux, derrière la nuque ou sur le corps au repos final.

Dans une pratique longue, le repos final n’est pas une récompense après les postures. Il fait partie de la séquence. Allonge-toi sur le dos, place un rouleau sous les genoux si le bas du dos le préfère, couvre-toi si la température baisse et laisse les pieds tomber naturellement. Si rester immobile devient inconfortable, change calmement de position. La relaxation ne demande pas de supporter une douleur pour mériter son nom.

Il peut être utile de garder un carnet près du tapis, non pour analyser chaque sensation, mais pour noter ce qui a fonctionné. Par exemple : « la torsion est plus agréable avec un coussin haut », « les jambes au mur sont préférables après une journée de marche », ou « trois minutes de papillon suffisent aujourd’hui ». Au fil des séances, ces observations créent une bibliothèque personnelle plus utile qu’un enchaînement copié à l’identique.

La durée n’approfondit une pratique que lorsqu’elle laisse assez de place aux transitions, aux supports et au repos final.

Précautions et adaptations pour pratiquer le Yin Yoga avec discernement

Le Yin Yoga est souvent présenté comme doux, ce qui peut laisser croire qu’il convient sans précaution à toutes les situations. Cette réputation est trompeuse si elle pousse à tenir une posture malgré un signal clair du corps. La lenteur augmente le temps passé dans une forme ; elle demande donc d’autant plus de discernement. Une sensation d’étirement diffuse ou de compression légère peut être acceptable. Une douleur aiguë, un engourdissement, une brûlure nerveuse, une instabilité articulaire ou une difficulté à respirer sont en revanche des raisons suffisantes pour sortir de la posture.

La règle la plus utile consiste à préférer une intensité modérée. Sur une échelle subjective de un à dix, vise souvent autour de trois à cinq. À ce niveau, le corps perçoit une direction sans avoir besoin de se défendre. Si la respiration se bloque, si les sourcils se froncent ou si les muscles se contractent pour résister, la posture est probablement trop ambitieuse. Reviens en arrière, ajoute une brique, plie un genou ou écourte le temps de maintien.

Adapter plutôt que renoncer

Les débutants pensent parfois qu’adapter une forme signifie échouer à la réaliser. C’est l’inverse. Une adaptation intelligente montre que la personne comprend la fonction de la posture. Dans une flexion avant, deux genoux pliés peuvent donner au dos davantage d’espace. Dans une ouverture de hanches, des supports sous les cuisses peuvent empêcher les adducteurs de se crisper. Dans une torsion, un coussin sous les genoux peut éviter que le bassin soit tiré au-delà de sa disponibilité.

La grossesse, une opération récente, l’hypertension non stabilisée, le glaucome, l’ostéoporose, une hernie connue, une inflammation active ou des douleurs récurrentes appellent une approche individualisée. Certaines postures peuvent rester possibles, mais leur choix et leur installation doivent être discutés avec un professionnel de santé et, si besoin, avec un professeur formé à l’adaptation. Il ne s’agit pas de dramatiser : une consultation permet simplement d’éviter que le tapis devienne le lieu d’une expérimentation hasardeuse.

Les genoux méritent une vigilance particulière. Dans les postures en rotation externe de hanche, comme certaines variations de pigeon, le genou ne doit jamais absorber une torsion forcée. Une gêne dans le genou n’est pas un étirement de hanche à « traverser ». Réduis l’angle, soutiens le bassin ou choisis le cerf-volant sur le dos. Pour la nuque, évite de garder longtemps la tête tournée si cela provoque une tension ; regarde vers le plafond ou place une petite couverture sous le crâne.

Le contexte émotionnel compte aussi. Yoga Journal a proposé des séquences pour traverser des moments de fatigue, de peur ou de frustration. Ces pratiques peuvent offrir un temps de pause, mais elles ne remplacent pas un accompagnement psychologique lorsque le mal-être s’installe ou devient envahissant. Le Yin peut aider à créer un environnement plus calme ; il ne doit pas devenir une injonction à « respirer plus fort » face à une situation qui demande du soutien extérieur.

Créer un rituel sûr à la maison

Un espace de pratique sûr est simple : un tapis qui ne glisse pas, une température confortable, des accessoires stables et un téléphone éloigné si possible. Les tapis trop fins rendent parfois les genoux et les chevilles inconfortables, surtout lors des positions prolongées. Un modèle bien amorti ou une couverture sous le tapis peut améliorer l’expérience. Pour choisir sans céder à l’accumulation, consulte cette sélection de tapis de yoga durables.

Pour terminer une séance, tourne-toi d’abord sur un côté, prends une respiration, puis aide-toi de la main pour te redresser. Ce geste paraît anodin, mais il évite de passer brutalement de l’immobilité à une position assise. Bois si tu en ressens le besoin, marche quelques pas et note une chose concrète : une posture à refaire, un support à modifier ou un endroit du corps qui demande moins d’intensité la prochaine fois.

La régularité peut rester modeste. Deux séances de vingt minutes dans la semaine sont souvent plus faciles à intégrer qu’un projet de pratique quotidienne jamais tenu. L’important est de ne pas transformer le Yin Yoga en nouvelle performance. Les séquences restent disponibles les jours où l’on a besoin de lenteur, et peuvent être mises de côté les jours où le corps réclame du mouvement, du renforcement ou du repos complet.

Le meilleur repère reste la capacité à sortir d’une posture en se sentant plus présent, et non plus contraint, qu’au moment d’y entrer.

Combien de temps tenir une posture de Yin Yoga ?

Pour débuter, deux à trois minutes par posture sont largement suffisantes. Avec l’expérience, certaines formes peuvent être tenues jusqu’à cinq minutes, à condition que la respiration reste fluide et qu’aucune douleur aiguë, engourdissement ou instabilité ne survienne.

Peut-on pratiquer le Yin Yoga tous les jours ?

Oui, si les séances restent adaptées et si le corps les tolère bien. Alterner les zones, réduire la durée lors des jours de fatigue et prévoir du repos permet d’éviter de faire de la lenteur une contrainte supplémentaire.

Faut-il être souple pour suivre une séquence de Yin Yoga ?

Non. La pratique s’adresse aussi aux personnes raides, à condition d’utiliser des briques, couvertures ou coussins. Les genoux pliés et les supports ne sont pas des options de facilité : ils rendent les formes plus adaptées à la morphologie.

Quelle est la différence entre Yin Yoga et yoga restauratif ?

Le Yin Yoga maintient une légère sollicitation dans des postures passives afin d’explorer certaines zones du corps. Le yoga restauratif soutient davantage le corps avec des accessoires pour favoriser un repos plus complet. Les deux approches peuvent se compléter.

Le Yin Yoga est-il adapté en cas de douleurs au dos ou aux genoux ?

Une douleur persistante, récente ou intense demande d’abord l’avis d’un professionnel de santé. Des adaptations très douces peuvent parfois être envisagées, mais une posture ne doit jamais provoquer de douleur vive ni forcer une articulation.